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Toulouse

Qu'il est loin mon pays, qu'il est loin... Toulouse n'est pas vraiment mon pays, mais j'y ai vécu deux ans. Deux ans de classes préparatoires. Deux ans à faire des maths et de la physique.

En septembre 2010, le bac en poche, je commence les études à haut niveau. Le lycée Pierre de Fermat de Toulouse sera ma nouvelle école mais aussi mon nouveau logement puisque je serais interne et vivrais au sein même de l'école.

Heureusement, tout ne sera pas nouveau pour moi, Damien étant déjà dans ce lycée pourra me surveiller (et me bizuter). J'y retrouve aussi, du lycée, Kévin, qui fait une prépa bio; du collège, Roch, qui sera dans ma classe en MPSI (1ère année); du primaire, Mathieu, en prépa HEC, qui m'a reconnu au détour d'un couloir (je n'aurais pas réussi cet exploit); et de la maternelle, Lise, dont nos familles sont restés en contact.

Les premiers jours sont synonymes de bizutage, c'est un bon moyen de découvrir aussi ceux que je côtoierais deux ans. Je vous avouerais que ce n'est pas à ce moment-là que j'ai forgé mes plus fortes amitiés, mais ça restera la porte d'entrée à la prépa.

integration

Les premiers jours sont aussi l'occasion de découvrir ceux avec qui je partagerais ma vie, mes colocs. La chambre est en fait composée de deux chambres avec lits et bureaux pour deux personnes chacune, et d'une salle de bain / WC communs. Avec moi, ce sera Cyril, originaire de St Sulpice, en MPSI mais pas dans la même classe que moi. De l'autre côté, Gontran et Christophe, deux Périgourdins qui se connaissaient déjà et qui seront dans ma classe.

coloc

Découverte de ma classe. Une classe de 50, ça fait beaucoup mais tous sont là pour travailler et réussir les concours dans deux ans. Après la présentation sur les tables, on apprend le cri de guerre. Celui-ci est chanté dans la cour avant les DS ou lors d'évènements (place du capitole, avant un repas de classe). L'emploi du temps, lui, est composé de maths, de physique-chimie, d'informatique et de sciences de l'ingénieur et d'un peu de français-philo et d'anglais.

Mais les classes préparatoires, c'est surtout les colles, ou khôles, ou kaules, ou kohl selon le sens artistique de chacun. Une semaine sur deux en maths et physiques, on se retrouve en trinôme (la première année, j'étais dans le seul quadrinôme de la classe) face à un prof pour résoudre un exercice au tableau. D'une durée d'une heure, l'exercice est presque toujours précédé d'une question de cours. Personnellement je préférais la partie exercice où je laissais place à mon "talent" de résolution.

Ces oraux sont placés le soir, ce qui retarde parfois l'heure du repas ou permet de couper la soirée de travail en deux. Toutes les 4 semaines, il y a aussi une colle d'anglais. Après avoir préparé un texte, on en fait un résumé au professeur puis on enchaine sur un sujet de dissertation. Le format standard est de 20 minutes de préparation puis 20 minutes de passage mais pas toujours respecté, notamment pour le premier qui peut récupérer le sujet la veille.

colle

En première année, mon quadrinôme était de niveau élevé, les trois autres ont fini en classe étoilée. C'était parfois des fiertés personnelles que de majorer une colle. En deuxième année, ça allait mieux, c'était d'ailleurs souvent moi qui majorais et les autres qui profitaient de leurs bonnes notes.

Pour conclure sur les colles, c'est parfois un grand moment de solitude quand on galère sur un exo, mais c'est le meilleurs moyen de travailler régulièrement sur tous les sujets et la meilleure préparation pour les oraux des concours.

Les concours justement, un moment à la fois redouté et attendu. Redouté car c'est plusieurs semaines d'examens intenses sans relâche et qu'il vaut mieux ne pas rater. Attendu car il signifie la fin de la prépa, retour à une vie plus tranquille et moins studieuse. Mais on a encore le temps, ce n'est que le début des deux ans de prépa.

Finalement l'adaptation est plutôt rapide à cette nouvelle vie, on se met vite au travail tous les jours, à la déconnade à l'internat et aux soirées studieuses. Le weekend, je rentre à Agen pour décompresser un peu de ce travail intense, je passe quand même le weekend à travailler, mais avec mes parents à côté. Le train pour rentrer le vendredi, mon frère qui me ramène en voiture le dimanche, parfois avec Damien.

Puis les premiers DS sont arrivés. Et là on rigole moins quand ils sont le samedi matin... De quoi réduire le weekend mais apprécier encore plus le moment où ils arrivent. Les DS sont toujours précédés d'un cri de guerre pour se motiver et relâcher la pression

Ce qui est moins drôle avec les DS, c'est quand le résultat arrive. Certains profs s'amusent même à les trier par note pour ajouter du stress au moment du rendu. Comme tout le monde j'ai eu des bonnes notes et des moins bonnes. Plus généralement des mauvaises. Mais on s'habitue vite à avoir des 6.7, 8.8 ou 9.2 quand tout le monde autour a la même.


Mais la prépa, ça reste surtout des moments inoubliables à l'internat ou ailleurs. Je vous les raconte en vrac et en image si possible:

- En première année, notre prof d'anglais voulait nous faire progresser en nous faisant apprendre par cœur environ 600 mots par semaine, et nous mettre un contrôle de vocabulaire toutes les 3 semaines. Les trois premiers m'ont vite conforté dans l'idée qu'apprendre par cœur n'est pas ma tasse de thé, je suis descendu jusqu'à 1.5 (en travaillant). J'ai donc utilisé la technique de mes prédécesseurs: n'apprendre que les mots tombés trois jours plus tôt chez les PCSI. Je remercie donc Théa (TPO) et Doriane de m'avoir fait parvenir ces listes et fait monter mes notes jusqu'à 11.5 en travaillant moins.

tpo_doriane

- Le partage de gâteau se faisait souvent dans les chambres. Lorsqu'un soir Gontran oublie la fin du gâteau au chocolat préparé par sa mère dans notre chambre, je propose discrètement à Cyril de le garder et le partager. Étant moins fourbe que moi, il me l'arrache des mains et se précipite dans la chambre voisine pour le rendre à Gontran. J'ai juste eu le temps de le suivre et de voir le gâteau s'envoler par la fenêtre restée ouverte, sous les regards incrédules de Gontran et Christophe qui n'ont pas eu le temps de comprendre la disparition du gâteau. Un moment magique, qui me fait encore rire quand je le raconte.

gateau

- En prépa, tout le monde a un surnom. Nombre d'entre eux sont choisis lors de l'intégration et sont accompagné d'un O pour officiel. Nous pouvons citer le Je Paye l'Apéro Officiel (JPAO, aussi appelé Jipi), la TPO qui fut désignée après avoir pu du lait avec des pailles, le GGO (Grande Gueule, qui fait les cris de guerre), Jedemo (le blagueur pour Christophe), KekeO (Rodolphe, celui qui sera toujours bien habillé), µ0, Zed (le délégué tout désigné), JAO (à qui il faut souhaiter un Joyeux Anniversaire tous les jours), PrunO (pour Damien en référence à ses origines Agenaises). Pour accorder au féminin, on utilise GGette ou Zédette. Pour ma part, mon surnom est BerniniX, non pas en référence à l'X, la plus prestigieuse des écoles, mais car ils ont découverts mon homonyme réalisateur de films X.

surnom

- Au début une conique, c'est pas très excentrique, c'est rien qu'une ellipse, deux foyers, deux directrices et un paramètre p. C'est déjà pas mal, en plus y a l'axe focal... Jolie petite histoire... Vous aurez surement reconnu une parodie de Cendrillon (sinon, je sais que je chante faux). C'est tout simplement une composition de Cyril, guitariste à ses heures perdues. Pas idéal pour se concentrer à côté. Mais c'était pour la bonne cause: un professeur qui donnait des points bonus en échange d'une performance particulière en fin de colle. Cette chanson lui aura valu deux points bonus.

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- En cours de physique, pour étudier les forces, deux exercices étaient récurrents: le skieur qui descend une piste; et un ressort accroché à un support fixe. Mais que se passe-t-il si on mixe les deux ? C'est comme ça qu'est né le ski à l'élastique ! Un gros délire partagé notamment avec Berger, CDO, Robin et d'autres. Dès qu'un exo de physique pouvait s'y prêter, je leur proposais mon concept de nouveau sport. Malheureusement, ce n'est resté qu'au stade de projet puisque personne n'a voulu se tester à ce sport révolutionnaire. Il existe néanmoins une discipline proche dans les alpes.

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- En classes prépa, c'est plus difficile de suivre l'actu. Pour lutter contre ce fléau, un élève prenant le métro était responsable de ramener des 20 minutes pour toute la classe. On s'en servait surtout pour faire les mots fléchés, mais aussi pour suivre la Ligue 1. Après avoir fait mes pronostics avant une journée de championnat et partagé avec deux camarades, l'idée a pris de l'ampleur et c'est devenu un concours à près de vingt participants dans la classe. Je gagnais souvent le titre de pire prono du weekend, sans jamais avoir réussi le grand chelem des 10 pronos ratés. Il faut dire que je faisais passer l'affectif avant le sportif et il était rare de voir de défaites de Lyon, Paris, Bordeaux et des victoires de Saint-Étienne, Toulouse et Marseille...

- La première année à Toulouse est aussi celle de mon premier anniversaire loin de la maison. C'est pas un drame me direz-vous. Damien m'a alors proposé de sortir et de le fêter entre agenais. En sortant du lycée, j'ai eu la bonne surprise de trouver mes parents ! Ce sera donc aussi un anniversaire en famille. A force de m'entendre dire que je le passerais seul, ils avaient manigancé ça avec l'aide de Jonathan. Damien avait même demandé l'appui de mes colocs s'il avait du mal à me convaincre.

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- A l'internat, le self représentait trois repas par jours et donc forcément beaucoup de souvenirs. Je n'aurais profité des petits déjeuners que les six premiers mois, le froid et le fait de descendre dès le réveil ont eu raison de ma motivation. Outre les mauvais repas (rien n'est aussi bon que ceux de maman), les quantités parfois faibles et les réflexes de lever le plateau pour ne pas aller chercher l'eau (Cyril perdait souvent d'ailleurs), certains moments sont à part. Lorsque quelqu'un se lance sur une récurrence pour avoir des bonnes dauphines illimitées lorsqu'il en a "une de plus", cela fait rire surtout les MP. Lorsque Cyril fait tomber l'agent de service avec un léger choc, cela lui change sa réputation de bagarreur (pas de blessé mais on y repensera chaque fois qu'on le voit). Lorsque "Gautier les cathédrales" se me sur une table pour entonner le chant des cathédrales, tout le self termine la chanson dans la bonne humeur.

- A noël, la tradition veut que l'on se fasse des cadeaux. Un tirage au sort a eu lieu fin Novembre pour designer qui devait offrir à qui. Il faut alors garder ce nom secret jusqu'au jour de la distribution des cadeaux. En première année, j'ai eu le privilège de recevoir un cadeau de la Zedette. Une tirelire en forme de cochon, il paraitrait qu'elle ait bien cernée mon caractère radin... Lors du noël suivant, les cadeaux se faisaient entre ex-MP3. Le receveur d'un cadeau devenait le donneur suivant, ce qui fait qu'on attend avec impatience d'être appelé. Cette attente fut encore plus longue dans mon cas, puisque je faisais partie d'une boucle de deux: j'offrais un cadeau à celui qui m'en donnait un. Celle pour être plus précis, en échange d'une brosse à cheveux de princesse, j'ai eu droit à des chaussons en pis de vaches, qui ont fait des jaloux à l'internat.

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- Cyril trouvait souvent que j'étais grossier dans mes propos, c'est faux, putain ! Toujours est-il qu'il m'a mis au défi après que je lui ai fait découvrir une chanson de Fatal Bazooka. Dans celle-ci dédié à une certaine Cassandra, il mentionne le manque de lettres dans l'alphabet pour écrire "toutes les insultes que j'te vaudrais". J'ai donc écris l'alphabet au tableau avec pour objectif de le compléter. Mission réussie !

chambre

- Au mois de mars, nous fêtons le carnaval. A cette occasion toute la classe se déguise. Parmi les meilleurs déguisements on peut noter Edwards aux mains d'argent, qui a dû demander beaucoup de travail, un aveugle arrivant avec son chien, mais sans le pantalon, un prince saoudien. Pour ma part, j'étais déguisé en prisonnier, avec un boulet au pied et une coiffure Rasta. Je remercie d'ailleurs Chantal, la prof de maths, de m'avoir fait passer au tableau les poings liés.

carnaval

- La nuit j'ai le sommeil profond. Je dors avec des boules Quies pour éviter d'être gêné par les bruits extérieurs. Lorsqu'un matin, Cyril vient me sortir de mon sommeil, je me dis que j'ai raté mon réveil. Mais il a l'air stressé et me dit "il y a l'alarme incendie !" Ah oui. Il est six heures et demie, il faut donc s'habiller en vitesse et descendre au froid, près du self. Évidemment, il n'y a pas d'incendie, une fausse alerte déclenchée dans une chambre. Tout le monde se retrouve donc à moitié réveillé, certains étaient sous la douche et se sont fait piégés. Ce sera l'occasion de déjeuner plus tôt pour retourner se préparer après. D'autres alarmes incendies ont eu lieu mais celle-là reste la plus marquante.

- Entre deux heures de maths et deux heures de physiques, il y a toujours 10-15 minutes de pause. L'occasion de coincher ! Ce jeu de carte, ressemblant à la belote, mais en plus rapide, se joue à deux équipes de deux. Apres des annonces croissantes, l'équipe doit réaliser son score. J'ai rapidement gagné la réputation d'être mauvais. J'avais surtout un manque de chance et un jeu pourri. J'ai notamment réussi l'exploit de pouvoir annuler grâce à un carré de sept et moins de 11 points (et même 0 avec trois huit et un neuf). Mais la coinche, c'était surtout pour passer un bon moment avec mon équipier Robin.

cartes

- Je rêve peu mais quand ça m'arrive, je ne le fait pas à moitié. Lors de l'un d'entre eux, je m'énerve pour je ne sais quelle raison, et me met à proférer des injures (il parait que je suis vulgaire...). Au moment de finir ma phrase par un "putain" bien placé, je me rends compte que je suis éveillé. Tant pis, on se retourne et on se rendort. Le lendemain, Cyril me dit avoir mal dormi. Je l'ai réveillé en criant une insulte. Apeuré et pensant que je pouvais prendre un couteau et l'attaquer, il ne s'est pas rendormi. Après coup, ça nous aura bien fait rigoler, surtout moi. Heureusement, ça ne s'est pas reproduit souvent.

dodo

- En prépa, les repas de classe sont l'occasion de tous se retrouver dans une ambiance moins studieuse. Généralement avant les vacances, on a rendez-vous, le temps d'un repas, au restaurant. Le plus spécial fut sans doute celui passé dans un restaurant libanais, assis par terre, à peine la place des jambes sous la table, pas confortable donc, et avec le bonjour des pieds du voisin d'en face pendant tout le repas. En deuxième année, c'était aussi l'occasion de passer un moment entre ex-MP3 qu'on n'avait pas vu depuis un moment. Ces repas de classe étaient toujours un bon moment de passé.

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- A l'internat, parmi le peu de distractions à notre portée, il y a la fenêtre. Je ne sais pas combien de temps j'ai passé accoudé sur son rebord, mais peut-être un peu trop. Regarder l'arrière cuisine après le repas, les passants dans la rue, mais aussi les élèves du conservatoire d'en face. Certains m'ont ainsi vu et me passaient le bonjour pendant leur cours. De cette fenêtre, je regardais aussi passer les avions et prenais des tonnes de photos inutiles. Enfin, c'est sur cette fenêtre que Cyril, voulant suivre la mode a dessiné un cœur en post-it.

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- La classe préparatoire se compose de nombreux étrangers, dont certains venaient directement du Maghreb ou du Liban. La plus grosse surprise pour eux fut lors d'un DS de math, un samedi matin. Lorsqu'un élève a vu la neige dehors, que la prof lui a fait remarquer qu'il ferait mieux de rester concentré, ils ont alors vu la neige pour la première fois. Ce fut une vrai surprise pour eux et amusant à voir pour les habitués de la poudreuse. Pour ma part, ce fut un bon moment passé avec mes parents venus me voir l'un d'un rare week-end resté à Toulouse. Et c'est toujours sympa de lancer des boules de neige sur la TPO.

neige

- Enfin, la première année se termine par une semaine de promo. Nous nous sommes tous (ou presque) retrouvés à Vieux-Boucau pour une semaine de camping. Les journées à jouer aux cartes, les soirées à jouer au loup garou, les heures passés dans la tente avec Rodolphe à critiquer ce qu'on avait sous les yeux, les repas fait main pour 25, beaucoup de bons souvenirs de ces quelques jours. Le moins bon fut quand je me suis fait arrêter par la police, avec Pierre, en prenant des palettes en bois laissés sur le bord de la route et ne trouvant pas les papiers de la voiture... Mais c'est devenu une drôle d'anecdote à raconter par la suite, tout comme cette semaine loin des tracas de la prépa.

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- La deuxième année ressemblera fortement à la première. Sauf qu'elle commence par le bizutage des nouveaux. Je suis du bon côté cette fois-ci ! Sur le même principe que pour le mien, avec diverses activités à la Daurade, au lycée ou en ville. Après-midi avec Rodolphe pour faire entarter les jeunes et soirée dans la bonne humeur. Et j'aurais surtout réussi à faire la photo parfaire: pile au moment où l'eau tombe sur la tête des bizus, regroupés pour l'occasion.

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- Cyril est un grand artiste, un grand musicien, un grand chanteur (dites-moi si j'en fais trop). Lors de la fête de la musique, il était donc obligé d'aller jouer un peu de guitare sur les bords de la Garonne. Il avait même invité une copine pour l'occasion. On est donc allé tous le voir, l'applaudir, l'encourager et l'aduler (dites-moi si j'en fais encore trop). Ce fut pour moi une découverte de l'autre côté du décor: voir tous ses gens qui passent sans un regard, sans un sourire. La vie d'artiste de rue ne doit pas être facile tous les jours...

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- Revenons-en au travail, je ne vous ai pas parlé du TIPE. Un travail de recherche sur un sujet libre, à faire en groupe de deux, au cours des deux années de prépa. Je l'ai fait avec Robin, malgré le fait qu'on ne soit pas dans la même classe en deuxième année, on arrivait à se retrouver pour travailler. Grâce à un contact au CNES, nous avons étudié la chute d'un satellite en retombée sur Terre. La décomposition de celui-ci envoie des morceaux un peu partout et il faut donc limiter la zone de choc pour éviter un accident. Nous avons pu être aidés par Jean-François GOESTER qui nous aura accueillis à plusieurs reprises au CNES.

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Pour terminer ces deux années de travail intensif, rien de tel que trois semaines de concours écrits, puis autant de temps pour les oraux à Paris. L'écrit se déroulant à Toulouse, j'ai pu garder mes repères. Les Mines, Centrale-Supélec puis CCP (Concours Communs Polytechniques) pour occuper le mois de Mai. Beaucoup de révision les semaines précédentes, mais du repos pour se changer les idées entre les épreuves. J'ai ensuite passé une semaine de vacances chez Tonton, Tata et les cousins puis chez Robin. Peut-être un peu trop d'exil, j'avais l'impression de ne plus rien savoir en revenant aux révisions des oraux.

Ces oraux justement, c'est autre chose que le bac français. Déjà il faut avoir réussi les écrits pour y participer. L'attente des premiers résultats est un vrai stress pour tous. Puis une délivrance quand on voit que l'on a passé la première marche, et avec des notes raisonnables: Accepté aux Mines et CCP, je n'aurais raté que Centrale Paris, à cause d'un 5.6 en français-philo. Mais cette joie se doit d'être contrôlée quand un coloc a raté ses écrits, n'a pas eu les écoles souhaitées et se tourne vers le 5/2, l'année supplémentaire tant redouté par tous.

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Une fois les dates des oraux prévues, il faut aller à Paris pour les passer. Accompagné par maman pour les Mines et CCP, puis seul à Centrale Paris, c'est aussi un moment tendu à vivre. Mais une fois que c'est fini, c'est un grand soulagement et un certain retour à la vie. Mon dernier oral tombant le 14 juillet j'en ai profité pour rester chez mes autres oncle et tante. Quel symbole de finir la prépa par un feu d'artifice !

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Mais ce n'est pas tout à fait la fin, il faut maintenant faire un classement dans les écoles. Je n'ai pas voulu regarder mes notes avant le choix final. J'ai donc regardé toutes les écoles, mêmes celles trop bien classés pour moi. C'est donc le 2 Août 2012 que j'ai appris mon futur: Les Mines de Saint-Étienne !

"Les mines et le chaudron dans la même ville, tout pour être vert !" m'a rapidement prédit mon frère. C'est en effet un nouveau chapitre de ma vie que je m'apprête à commencer, et celui-ci me fera en effet devenir vert...

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